La nouvelle France (La mission du Sault)
Table des matières
Narration de la mission du Sault
Les archives de la Gironde
Les Archives de la Gironde conservent un petit manuscrit à l'écriture fine, au texte serré et illustré de dix dessins à la plume et au lavis dont l'auteur est un missionnaire jésuite qui a passé au Canada la moitié de sa vie exactement, c'est-à-dire trente-deux ans, de 1677 à 1709. Ce manuscrit a pour titre : «Narration annuelle de la mission du Sault depuis sa fondation jusques à l'an 1686». Bien qu'il ne soit pas signé et que l'auteur ne donne jamais son nom, on sait qu'il a été rédigé par le père Claude Chauchetière. Celui-ci était né à Poitiers en 1645, du mariage de Jean Chauchetière, procureur au présidial, et d'Elisabeth de La Noue. I1 fut baptisé en l'église

En effet, depuis sa vingt-deuxième année, il se sentait attiré par les missions étrangères : il s'en confie lui-même dans les premières pages de sa Narration. En 1672, vers la fête de saint François Xavier - le plus grand saint de l'ordre des Jésuites après Ignace de Loyola et le patron des missionnaires jésuites, mort en vue des côtes de Chine en 1552 - c'est-à-dire le 3 décembre, il sut qu'il était plus particulièrement attiré par l'évangélisation des Iroquois. Il prit auprès du père Mercier des leçons de langue huronne, qui est, dit-il, "celle dont se servent les Iroquois pour prier" . En 1677 - on ignore la date exacte de son départ - il débarqua au Canada et fut affecté à la mission huronne de Notre-Dame-de-Lorette, près de Québec. Il n'y passa qu'une année et fut envoyé à la mission de Saint-François-Xavier, au Sault-Saint-Louis, sur les bords du Saint-Laurent, en face de l'île de Montréal.
En avril 1657, en effet, les Jésuites s'étaient fait donner des terres sur la rive sud du Saint-Laurent à l'entrée du pays iroquois. Ces terres s'appelaient la Prairie-de-la-Madeleine. Mais ce n'est qu'en 1667, lorsque la paix fut signée avec les Iroquois, mettant un terme à vingt-six ans de guerres et de cruautés, que les Jésuites purent ouvrir une mission à la Prairie, les Iroquois eux-mêmes demandant alors des "robes noires" - ainsi appelait-on communément les Jésuites. Les Cinq Nations iroquoises, à savoir les Agniers (plus tard appelés Mohawks), les Onneiouts, les Onnontaguès, les Goyogouins et les Tsonnontouans, formaient une confédération qui occupait les territoires situés au sud de Montréal, à l'est et au sud-est du lac Ontario. C'était un peuple sédentaire qui pratiquait l'agriculture tout en se livrant à la chasse et à la pêche. Habiles guerriers, endurants et bien organisés, ils étaient d'autant plus redoutables que les colons hollandais de fort Orange (l'actuelle ville d'Albany) et de Manhatte (l'ancêtre de New York) leur fournissaient quantité d'armes à feu en échange des peaux de castors et de leur amitié. Les Anglais qui s'emparèrent de Manhatte en 1664 eurent à leur égard le même comportement. Depuis sa fondation dans l'île de Montréal en 1642 la petite bourgade de Ville-Marie souffrait sans cesse des incursions surprises, rapides et meurtrières, des Iroquois. Il fallut une véritable expédition militaire pour venir à bout de ces cruels ennemis qui finirent par accepter un traité de paix le 10 juillet 1667. Enfin les courageux colons français de Ville-Marie purent vivre en sécurité pendant quelques années, et les missionnaires purent entreprendre une véritable évangélisation de ce peuple farouche.
Le père Chauchetière
Le père Chauchetière

Le père Raffeix
quitta Québec à l'automne 1667 et, remontant le Saint-Laurent, alla reconnaître les terres de la Prairie; il fit commencer les défrichements, de façon à accueillir et à installer les premiers Indiens qui arriveraient. Et voici qu'un Huron, adopté par des Iroquois onneiouts après la destruction de la Huronie, et déjà baptisé, passa par la Prairie dans l'intention de se rendre à Montréal pour se faire soigner, ne trouvant pas de remèdes en son pays. Il s'appelait Tonsahoten. Sa femme Gandeaktena appartenait aussi à une nation détruite par les Iroquois, celle des Chats. Il faut noter au passage que ces adoptions étaient fréquentes chez les Indiens qui pratiquaient volontiers l'art de la guerre: ou bien les prisonniers étaient torturés et mis à mort ou pris comme esclaves, ou bien ils étaient adoptés définitivement et faisaient désormais partie de la nation et de la famille du vainqueur. Ainsi bon nombre de Hurons furent absorbés par les Iroquois. Tonsahoten et Gandeaktena furent donc le noyau de la mission de la Prairie, car ils décidèrent de rester avec les Jésuites plutôt que de retourner chez les Onneiouts. Ils construisirent la première cabane, un simple hangar de planches droites appuyées l'une contre l'autre en dos d'âne, comme la décrit le père Chauchetière. Cette cabane abritait d'abord Français et Indiens. En 1669 Tonsahoten édifia sa propre habitation et bientôt plusieurs autres l'imitèrent. Les terres de la Prairie étaient très fertiles et pouvaient produire beaucoup de grains et nourrir quantité de bestiaux." Cette résidence, dit la Relation de 1671, est pour servir de lieu de repos à nos missionnaires, tant au païs des Iroquois que des Algonquins supérieurs dits Outaouacs... Le grand concours de sauvages qui y abordent de toutes parts nous oblige d'y tenir du moins deux missionnaires intelligents en toutes ces langues...". Il était en effet impossible aux Iroquois convertis de demeurer dans leur village d'origine où ils étaient en butte aux moqueries et à l'hostilité de leurs congénères." La Prairie a donc esté de tout temps l'azile de ceux qui vouloint de bon coeur prier Dieu et estre chrestiens", écrit Claude Chauchetière dans sa Narration à l'année 1672. C'était un lieu paisible, agréable, proche de Montréal et facile d'accès.
la mission Saint-François-Xavier
Dès sa création la mission Saint-François-Xavier rassemblait des Indiens de nations différentes: celles-ci étaient au nombre de douze environ quand le père Chauchetière entreprit sa rédaction, en 1686.

Le père Chauchetière réalisa aussi des portraits de la jeune vierge iroquoise: une grande peinture pour orner l'église du Sault et des petites images pour donner aux fidèles. Habile dessinateur, il eut l'occasion d'utiliser ses dons, sachant combien l'image est importante pour aider à la catéchisation des Indiens." Il y avoit un an qu'on commença à instruire par les peintures, ce qui plaît fort aux sauvages; on a mesme fait venir toute la vie de nostre Seigneur dont on a fait de petits livres que les sauvages portent avec eux à la chasse et s'instruisent eux-mesmes. On leur a mis ainsy par écrit les sacremens, les sept péchés capitaux, l'enfer, le jugement, la mort et quelques dévotions comme du rosaire, les cérémonies de la messe", écrit-il dans sa Narration à l'année 1683. Il ne précise pas, car sa modestie le lui interdit, que c'est lui qui est l'auteur de ces petits livres d'images pour lesquels il reproduit en maints exemplaires les gravures que les religieux font venir de France. Dans une lettre datée du Sault le 14 octobre 1682 il parle de ces petits livres qu'il est en train de faire. "Les sauvages, ajoute-t-il, y lisent avec plaisir et avec fruit et ces livres sont leurs docteurs muets, un de nos catéchistes faict avec les livres de grands sermons...". C'était le matin de huit heures à onze heures (la cloche sonnait à quatre heures pour le lever) qu'après messes et oraison il travaillait à la confection de ces ouvrages illustrés, sans négliger toutefois les visites dans les cabanes des sauvages, "car étant d'un naturel fort inconstant dont ils se plaignent eux-mesmes, il faut les visiter souvent ou bien pour les animer, ou bien pour les Prévenir, ou bien pour appaiser leurs différents, ou bien pour disposer les nouveaux venus à recevoir les sacrements". L'après-midi il était chargé d'aller voir les malades et de surcroît il avait "une cure à servir où il y a cent habitations de François", ce qui explique sans doute qu'il ait été, comme il le dit au début de sa lettre, "toujours sur l'eau à aller et venir seul dans un canot". Or la navigation sur le Saint-Laurent semblait assez périlleuse: "le fleuve... fait ici un lac large de deux lieues et l'endroit où nous sommes est sy eslevé que les eaux de ce grand fleuve s'y précipitent avec un très grand bruit, comme vous voyez qu'elles font sous la roue d'un moulin. Nous y passons cepandant tous les jours lestement avec nos canots d'écorce et je ne puis m'empêcher de dire qu'il faut être fou pour y aller faire les saults que nous y faisons sans craindre de nous perdre...".
la vie à la mission du Sault
Cette lettre, d'un style alerte, décrit très bien la vie à la mission du Sault et montre que les Jésuites - Chauchetière fut seul avec le directeur, le père Bruyas, pendant toute l'année 1682 - avaient un emploi du temps très chargé et exigeant autant de qualités physiques que de vertus spirituelles. Chauchetière estime qu'il faudrait trois missionnaires en plus, dont un s'occuperait plus particulièrement des enfants. La mission comptait en effet, à l'époque de cette lettre, une soixantaine de cabanes, chacune abritant au moins deux familles. Que de dessins dut exécuter notre missionnaire ! A l'en croire d'ailleurs il aimait cette occupation: "Ce qui me soulage, écrit-il, c'est que je dessine sur le papier les vérités de l'Evangile...". Il semble qu'aucun de ces dessins faits pour enseigner le dogme catholique aux Indiens n'ait été conservé, pas plus que ceux du père Jean Pierron qui, une dizaine d'années avant Chauchetière, avait peint des petits tableaux pour instruire les Agniers chez qui il avait été envoyé en mission dès son arrivée au Canada.
Les petites scènes qui illustrent la Narration de la mission du Sault sont donc parmi les rares dessins du XVIIe siècle qui subsistent touchant la vie des Français et des Indiens en Nouvelle-France . D'où leur intérêt primordial. Bien que traités d'une manière naïve, ils représentent bien les costumes des Indiens, leurs raquettes pour se déplacer sur la neige, les canots d'écorce, le travail de la terre - par les femmes. Arbres, végétation, oiseaux sont dessinés avec finesse et une certaine élégance.
A la fin de son avant-propos, le père Chauchetière note que "les estempes qui sont marquées là sont pour faire connoistre aux sauvages la suitte de leur histoire et les grâces qu'ils ont receu de Dieu depuis qu'ils sont chrestiens". C'est pourquoi, après les trois premières illustrations de caractère profane qui montrent l'arrivée à la Prairie et le travail aux champs, il a représenté le bannissement des boissons, celui des superstitions, des enterrements, la confirmation donnée par l'évêque de Québec, la construction de la première chapelle, la prière devant une statue de la Vierge, la procession du Saint Sacrement et, pour finir, la foudre qui tombe au pied de la chapelle. Ces images de la vie religieuse à la mission sont sous-titrées brièvement et trouvent leur explication dans le texte même de la Narration . D'autres dessins étaient prévus, mais le missionnaire ne les a pas réalisés : le manuscrit comporte ainsi quatorze pages blanches avec seulement, tout en bas, le titre de la scène qui devait être représentée .
La lutte contre la boisson
était une des premières préoccupations des missionnaires, sinon la première, comme l'expose le père Chauchetière dans sa Narration en 1678: la mission, dit-il, "ne fut établie que pour vaincre la boisson, elle ne s'est soutenue que par la destruction de la boisson, elle ne continue qu'en combattant la boisson". L'alcool

En 1676 la pauvreté obligea la mission à quitter la Prairie et à aller cultiver de nouvelles terres toujours au bord du Saint-Laurent, mais à un peu plus d'une lieue en amont, au Sault-Saint-Louis dit aussi Sault-Saint-François-Xavier. Il y eut ainsi, de 1676 à 1719, quatre transferts de la mission . Quand les villages étaient devenus trop importants en population et que les terres n'étaient plus suffisantes pour nourrir tout le monde, les Jésuites partaient avec quelques Indiens néophytes et recommençaient un peu plus loin la construction d'une église et des cabanes. Peut-être était-ce aussi un moyen d'éloigner les sauvages des Français qui immanquablement venaient s'installer dans ces villages missionnaires. Malgré l'avis contraire des autorités civiles, les Jésuites ont toujours tenu à isoler les Indiens des colons français. Sans doute pressentaient-ils que l'intégration complète serait toujours impossible ou bien qu'elle se ferait au détriment des deux races, l'une prenant à l'autre ce qu'elle avait de moins bon, ce qui ne manquerait pas d'entraîner dégénérescence physique et morale. Si l'Indien était attiré par l'alcool venu d'Europe, le Français, lui, était souvent séduit par la liberté de moeurs des sauvages. On vit des immigrants abandonner le village, l'armée et même la famille pour aller courir les bois avec les sauvages, épousant des Indiennes et donnant naissance à ces métis, appelés les Bois Brûlés, redoutés par l'influence qu'ils avaient sur les Indiens dont ils connaissaient parfaitement la langue et les coutumes .
Si les Jésuites sont allés en Nouvelle-France, c'était pour faire connaître Dieu et les mystères de la foi chrétienne à des peuplades qui selon eux n'avaient ni culture, ni religion et vivaient entourées de superstitions. Aussi apprirent-ils leur langue sans chercher à leur enseigner le français et essayèrent-ils en les catéchisant d'affiner leurs moeurs. A la Prairie, puis au Sault les résultats, si l'on en croit le père Chauchetière, furent à la mesure de leurs efforts. Lorsque le déménagement au Sault fut terminé, "les sauvages estants seuls, séparés des François, ne furent pas moins chrestiens et mesmes le furent davantage...". Beaucoup montraient un zèle ardent dans les pratiques religieuses, zèle que parfois les missionnaires devaient tempérer, en particulier chez les femmes.
Parmi les sauvages et les sauvagesses
comme les appellent les Pères, on distingue des figures particulièrement attachantes, comme celle de Catherine Tegakouita, de Catherine Gandeaktena et de son mari Tonsahoten dont nous avons parlé plus haut. Ces deux derniers moururent à la mission, Catherine le 6 novembre 1673 à la Prairie, après une courte maladie, et Tonsahoten en 1688 au Sault, âgé de plus de soixante ans. L'un et l'autre manifestèrent une fidélité et un soutien constants aux Français. La Narration de Claude Chauchetière évoque une autre grande figure, celle de l'Iroquois Togouiroui qu'on appelait aussi le Grand Agnier. Deux néophytes de la Prairie le rencontrèrent pendant la saison de la chasse en 1673 et l'attirèrent à la mission au printemps suivant. Notre narrateur raconte comment, étant retourné dans son village pour chercher une épouse, à la demande même du père Frémin, il revint avec une quarantaine d'amis prêts à se convertir. Il rendit plusieurs services aux Français - l'un est rapporté par Chauchetière en 1674 quand Togouiroui démontra que le meurtre du chef de la nation des Loups, près du fort Chambly, n'était pas dû à un Iroquois de la Prairie, ce qui évita une attaque de la mission et une rupture de la paix - avant d'être tué le 4 juin 1690 en compagnie de Français, lors de la reprise de la guerre iroquoise.
Dès la fin de l'année 1683 en effet il était à nouveau question de la guerre avec les Iroquois.

Mais l'histoire de la mission du Sault, telle qu'elle a été écrite par le père Chauchetière, se termine bien plus tôt, en 1685. Le texte s'arrête brutalement au début d'une phrase: "après qu'ils eurent...". Il est vraisemblable qu'un feuillet du manuscrit a été perdu, où s'achevait l'année 1685. Mais de toute façon cette oeuvre n'est pas terminée, puisque quatorze dessins prévus par le père Chauchetière n'ont pas été exécutés. Faute de temps peut-être en cette année 1686 où les esprits étaient agités par les préparatifs de guerre et où le village du Sault fut la proie d'un incendie . Certes les Indiens christianisés du Sault sont restés fidèles aux Français, mais il fallait entretenir cette fidélité en même temps que leur foi, et le missionnaire ne devait guère avoir le loisir de dessiner. On peut se demander aussi si cette Narration ne serait pas la copie d'un premier texte illustré, copie destinée peut-être à la France et restée inachevée. Rien toutefois ne peut venir à l'appui de cette hypothèse. Quoi qu'il en soit, le manuscrit, tel qu'il se présente, est d'un grand intérêt pour l'histoire canadienne au XVIIe siècle. Car si Chauchetière avait fait essentiellement oeuvre d'évangélisation en composant catéchismes et petits livres d'images religieuses pour les Indiens, avec sa Narration il fait surtout oeuvre d'historien. Ne dit-il pas lui-même en fin de son avant-propos que les "estampes" qu'il a faites sont "pour faire connoitre aux sauvages la suite de leur histoire..." ? En effet ce ne sont ni Dieu, ni Jésus, ni la Vierge, ni les Saints qui figurent sur des "estampes", mais bien les Indiens eux-mêmes en compagnie de leurs missionnaires : ils sont les uns et les autres les acteurs de scènes vécues à la Prairie et au Sault. Et l'on peut s'imaginer le plaisir des sauvages, très sensibles aux illustrations, de se voir ainsi représentés par le trait fidèle et minutieux du Jésuite, leur père spirituel et ami.
Claude Chauchetière resta à la mission iroquoise, qui avait encore déménagé en 1690 pour s'installer un peu plus en amont du Saint-Laurent, jusqu'en 1694. Sa santé n'était pas très bonne, il avait subi une attaque de scorbut au fort Frontenac où il avait dû aller visiter la garnison décimée par ce mal. Sa vue diminuait. Il fut nommé à Montréal pour enseigner "la marine et les fortifications et autres choses de mathématiques", tout en exerçant des fonctions religieuses. Il était notamment le confesseur de Callières, gouverneur de Montréal et ennemi juré de Mgr de SaintVallier, évêque de Québec. Les dernières années de sa vie sont mal connues. Il ne revint jamais en France, semble-t-il, et mourut à Québec le 17 avril 1709, resté jusqu'au bout fidèle à sa vocation missionnaire .
Comment ce manuscrit est-il parvenu en France et plus particulièrement à Bordeaux, ville où le jeune Chauchetière avait fait son noviciat, c'est une question à laquelle nous ne pouvons répondre. Il aurait pu avoir été envoyé à Jacques Jouheneau, Jésuite bordelais ancien compagnon de noviciat de Chauchetière, à qui celui-ci écrivit le 20 septembre 1694 , et entrer aux Archives départementales de la Gironde avec l'ensemble de l'important fonds d'Archives de la Compagnie de Jésus de Bordeaux. Mais pourtant il semble bien qu'il ait appartenu aux Jésuites jusque vers 1850 ou 1860 environ . Son entrée aux Archives de la Gironde reste donc mystérieuse, car les registres du service n'en portent pas trace. Il y est soigneusement conservé. Le texte en a été recopié par le père Félix Martin, S.J., en 1881 , il a été publié par le père de Rochemonteix en 1896 et par R.G. Thwaites en 1900 dans le volume 63 des Jesuit Relations... Les illustrations sont bien connues des historiens canadiens. Depuis longtemps déjà il ne se passe pas d'année sans que des reproductions de ces illustrations ne soient demandées par diverses institutions canadiennes aux Archives de la Gironde. Puisque jusqu'à maintenant texte et images n'avaient jamais été publiés ensemble, nous avons choisi de faire ce travail; le texte a été transcrit sur le manuscrit lui-même, il présente très peu de différence avec ceux donnés par Rochemonteix et Thwaites. Les illustrations sont reproduites au format de l'original.
Claude Chauchetière s'était contraint à rédiger et à illustrer l'histoire de la mission du Sault, craignant "l'oubly dans lequel la pluspart de ces choses pourroint tomber" . Puisse ce petit livre aller dans le sens de ses voeux et honorer sa mémoire.
source : La Nouvelles France ; Ressources Françaises
Cette page a été vue 129 fois
La réclame
Les dernières news
- 05/03 La tempête Xynthia
- 28/02 La tempête Xynthia
- 21/02 Ecotaco
- 20/02 L'Encan
 
Mon Facebook  
Yoolink   Blogger  
Mon Yahoo
Vidéos
- 22/02 Rallye d'Automne 2009
- 22/02 UWL
- 26/09 La Rochelle, ville magnifique
- 26/09 MaxSea TimeZero - Test La Rochelle












Outils
Contribuer
